Time goes by so slowly... disait une philosophe en collants mauves... ouaip mon oeil!
Cela fait quasi un mois que ce blog n'a pas bougé (on prend vite du retard quand on a rien à dire ;-)) et c'est après une petite toile estivale que je me suis décidé à raconter un peu mon voyage à Londres il y a quelques semaines de cela. Brève explication : Sarah et moi sommes allés voir Lost in Translation, qui était reprogrammé dans le cadre d'une rétrospective Sofia Coppola (petite rétro car en même temps, elle n'a fait que trois films!).
Et là, ouvrons une parenthèse cinématographique : Lost in Translation semble être très creux : pas de présidents assassinés, pas de double pénétration, et pas d'îles désertes remplies de méchants... et pourtant, c'est ma petite sucrerie à moi. Au cours de longues nuits d'insomnies, Charlotte, un brin bêcheuse et mélancolique et délaissée par son mari photographe rencontre Bob Harris, acteur venu vanter les mérites d'un whisky à Tokyo. Entre eux commence à naître une relation platonique au coeur des nuits japonaises... Voilà donc un film qui parle entre autres, du déracinement que l'on ressent lors d'un voyage et qui vient surtout du déracinement qu'on ressent à l'origine dans sa propre vie. Parenthèse fermée.
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"Let's never come here again because it will never be as much fun."
Ok bon, considérations Weil-lesques mises à part, mon voyage à Londres n'a pas été tout à fait la même histoire, vous vous en doutez : le décalage horaire reste très minime (ce qui n'empêche de se coucher vers 7h du matin), je n'étais pas dans un hôtel de luxe délaissé par mon mari et je n'errais pas la journée à visiter des temples bouddhistes. La comparaison s'arrête là!
Pour décrire Londres, on pourrait tout simplement dire que Paris question ambiance, c'est un peu du pipi de chat. J'étais monté lors d'une veille de bank holiday (jour férié), ce qui explique aussi le nombre considérable de gens dans les rues, ce à quoi m'a répondu gentiment Mika, mon hôte londonien "ah non, ça c'est parce qu'on est samedi soir". Donc beaucoup, beaucoup de gens au mètre carré : dans les boîtes, dans les rues, dans les bars, dans les magasins...
Dans la ville, on change de style comme de quartier : on navigue entre quartier ultra moderne comme la City où tout est fermé le soir et le week-end, aux quartiers indiens et pakistanais totalement bobos, à Soho, le marais londonien où on croise dans les rues des pédés à n'en plus finir. Nous avons goûté aux joies du pub traditionnel avec en vrac : son jeu de fléchettes, sa commande aux bars, ses afters-workers et leurs sachets de chips et buvant de la bière cheap, l'arrivée de brochettes de filles sapées spécialement pour draguer...
Les londoniens sont adorables, même si c'est vrai également, ils s'excusent beaucoup et leur tournure de phrase les met toujours en position de s'excuser pour ceci ou cela. C'est finalement assez drôle! Je n'oublie pas également un grand moment : non ce n'est pas un cliché, le smog londonien, ce petit crachin si caractéristique, existe bel et bien. Avec mon parapluie à deux balles et sans vent, la pluie arrivait quand même à nous tremper : précisons donc qu'elle ne tombe pas verticalement, mais arrive du sol et souvent en diagonale je ne vous pas d'autres explications en l'absence de vent!
Et la nuit... et bien la nuit est TRES agitée : nous avons fait "les meilleures soirées londoniennes" toujours dixit Mika : Fiction à Cross vendredi soir, Later à Fire dimanche après-midi et DTPM le dimanche soir à la Fabric. Oui, oui, vous avez bien lu, Later dimanche après-midi! Moi qui m'attendait à tea-dance gentillet avec un peu de monde... C'était plutôt une armée de mecs à torse-nu suintant sur de la musique à ne pas en croire ses oreilles! Pendant que d'autres vont chez papa-maman manger un apple-pie, d'autres font la fête! C'est un des meilleurs clubbings que j'ai fait : la musique, l'ambiance, le lieu et les gens étaient particulièrement extraordinaires!
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DTPM à la Fabric - et là c'est vraiment une petite partie de la grande salle...
Que dire aussi de la Fabric, lieu tellement grand, tellement propre qu'ils ont même un système top moumoute pour éviter les files d'attente aux toilettes : deux mecs qui frappent aux portes toutes les cinq secondes et une sorte manager, le M. "Pipi" de la Fabric qui est très utile d'avoir dans ses connaissances quand on veut s'enfermer à plusieurs - non pas pour ce que vous croyez, j'ai vu très peu de gens se tripoter. La raison? On ne peut pas danser, se réhydrater et tripoter en même temps c'est physiquement impossible! Oui, il faut préciser aussi que les londoniens sont très happy - et boivent beaucoup d'eau. Mais après tout, il vaut peut être mieux ça que des brutes avinées qui se tapent dessus.
Voilà, il y a tellement d'autres choses à dire, mais quelle claque cette ville! Les visites sages seront pour une prochaine fois. Merci encore à mon hôte, Mika et à son frère, Olivier qui ont su faire les guides touristiques des lieux les plus bondés de Londres!
Et je reprends une petite phrase de Charlotte dans Lost in Translation : "Let's never come here again because it will never be as much fun". Boh, allez, on prend le pari?