Hard Candy
...My sugar is raw...
Le nouvel opus de Madonna, intitulé "Hard Candy" sort dans les bacs français dès demain. Après le revival disco de 'Confessions on a dancefloor' qui l'a remise sur le devant de la scène et la tournée triomphale qui a suivi, Madonna fait le choix très criticable de collaborer avec Timbaland, Timberlake, Pharrell et Danja pour un disque aux beats urbains, arrivant après la bataille des Furtado, Britpoufs en tous genres et autres Mariah et consoeurs.
Les producteurs rouleaux compresseurs cités plus haut représentent un atout considérable pour un disque de r'n'b lorgnant vers la pop avec cependant le risque majeur de copier/coller des titres. "Hard Candy" n'évite malheureusement pas cet écueil sur quelques tracks - 'Dance2Night', second featuring avec Justin Timberlake, rappelle furieusement le 'Sexyladies' de l'album 'Futuresex/LoveSounds' qui citait déjà la funk old school, 'Miles Away', véritable tube pop dans sa pureté sonore évoque 'Say it right' de l'album 'Loose' de Furtado et quant 'Devil wouldn't recognize you' le flot de paroles renvoie à 'What goes around comes around' et son pathos épique sur le final à 'Cry me a river'.
...I know I can do it better...
C'est un peu le problème de la dream team Danja/Timberlake/Timbaland : la recette est au point et fonctionne très bien, mais on peut reprocher un enchevêtrement indigeste de sons sur certains titres, où le deuxième degré fait parfois cruellement défaut : 'Devil...' notamment ou 'Spanish lesson'. Même l'urgence inédite et syncopée de '4 minutes' n'enlève pas son manque total d'humour.
...Give me the bassline, I'll shake it...
Hormis ce souci de surproduction courant à de nombreux disques r'n'b, 'Hard Candy' tire son épingle du jeu dans l'autre moitié de l'album, produite par Pharrell Williams. Le titre d'ouverture "Candy Shop" donne le ton des tracks : des paroles sexys en guise d'invitation au dancefloor. Vient après 'Give it to me', véritable bombe au gimmick simpliste et jouissif dans son exécution enfantine assumée. 'She's not me' et 'The beat goes on' déroulent un dépouillement des beats juxtaposés avec des gadgets très 80's : les 'beep-beep', les 'on and on' et autres 'clap-clap' viennent référencer les titres sans les plomber. 'Heartbeat' et 'Incredible' fait le choix d'une production plus moite où la voix de Madonna s'enroule autour des sons jusqu'à la saturation maîtrisée.
...Who is the master who is the slave?...
Pour clore ce dernier album sous le label Warner, qui surfe entre production un brin lourde et titres aériens et réussis, le titre 'Voices' développe son flot grandiloquent sur le thème de la soumission : qui est le maître, qui est l'esclave? Madonna et sa maison de disques? Madonna et son public? Madonna et ses producteurs? Les cloches de la fin du titre sonnent en tout cas le glas d'une époque révolue où la reine de la pop faisait confiance à des producteurs plus confidentiels pour une audace plus prononcée.
"Hard Candy"
Sortie vendredi 25 avril
Le nouvel opus de Madonna, intitulé "Hard Candy" sort dans les bacs français dès demain. Après le revival disco de 'Confessions on a dancefloor' qui l'a remise sur le devant de la scène et la tournée triomphale qui a suivi, Madonna fait le choix très criticable de collaborer avec Timbaland, Timberlake, Pharrell et Danja pour un disque aux beats urbains, arrivant après la bataille des Furtado, Britpoufs en tous genres et autres Mariah et consoeurs.
Les producteurs rouleaux compresseurs cités plus haut représentent un atout considérable pour un disque de r'n'b lorgnant vers la pop avec cependant le risque majeur de copier/coller des titres. "Hard Candy" n'évite malheureusement pas cet écueil sur quelques tracks - 'Dance2Night', second featuring avec Justin Timberlake, rappelle furieusement le 'Sexyladies' de l'album 'Futuresex/LoveSounds' qui citait déjà la funk old school, 'Miles Away', véritable tube pop dans sa pureté sonore évoque 'Say it right' de l'album 'Loose' de Furtado et quant 'Devil wouldn't recognize you' le flot de paroles renvoie à 'What goes around comes around' et son pathos épique sur le final à 'Cry me a river'.
C'est un peu le problème de la dream team Danja/Timberlake/Timbaland : la recette est au point et fonctionne très bien, mais on peut reprocher un enchevêtrement indigeste de sons sur certains titres, où le deuxième degré fait parfois cruellement défaut : 'Devil...' notamment ou 'Spanish lesson'. Même l'urgence inédite et syncopée de '4 minutes' n'enlève pas son manque total d'humour.
...Give me the bassline, I'll shake it...
Hormis ce souci de surproduction courant à de nombreux disques r'n'b, 'Hard Candy' tire son épingle du jeu dans l'autre moitié de l'album, produite par Pharrell Williams. Le titre d'ouverture "Candy Shop" donne le ton des tracks : des paroles sexys en guise d'invitation au dancefloor. Vient après 'Give it to me', véritable bombe au gimmick simpliste et jouissif dans son exécution enfantine assumée. 'She's not me' et 'The beat goes on' déroulent un dépouillement des beats juxtaposés avec des gadgets très 80's : les 'beep-beep', les 'on and on' et autres 'clap-clap' viennent référencer les titres sans les plomber. 'Heartbeat' et 'Incredible' fait le choix d'une production plus moite où la voix de Madonna s'enroule autour des sons jusqu'à la saturation maîtrisée.
...Who is the master who is the slave?...
Pour clore ce dernier album sous le label Warner, qui surfe entre production un brin lourde et titres aériens et réussis, le titre 'Voices' développe son flot grandiloquent sur le thème de la soumission : qui est le maître, qui est l'esclave? Madonna et sa maison de disques? Madonna et son public? Madonna et ses producteurs? Les cloches de la fin du titre sonnent en tout cas le glas d'une époque révolue où la reine de la pop faisait confiance à des producteurs plus confidentiels pour une audace plus prononcée.
"Hard Candy"
Sortie vendredi 25 avril
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