Cast away

Publié le par Lilian

Enfin une petite mise à jour en ces temps de disettes bloguesques! Il s'est passé beaucoup de choses ces derniers temps, du coup on a presque plus le temps de tout raconter... et surtout j'aimerais bien vous dire ce qui trotte dans ma tête depuis quelques semaines mais j'y reviendrais en temps et en heure... Intéressons-nous plus particulièrement au moment le plus inintéressant de ce mois, mes vacances avec ma meilleure amie, Anne!

Je vais donc vous narrer le rêve, la luxure, le glamour, bref, l'évasion la plus totale grâce à ma destination du week-end prolongé de l'Ascension. Vous êtes bien assis à votre fauteuil? Ma destination choisie était... non monsieur avec la grosse Rolex au poignet au fond à droite, ce n'était pas les Emirats Arabes! Oui? Pardon Mademoiselle avec les lunettes Gucci? Non plus, ce n'était pas les Bahamas! Oui? Monsieur avec ce joli bob Ricard sur la tête? Oui! C'est ça, c'était Palavas-les-Flots! Je vois que Monsieur est connaisseur. Et oui, ce week-end là plutôt que d'aller teufer pour les Nuits Sonores à Lyon ou glamourer pour le Festival de Cannes, nous préférions de loin la tranquilité de cette petite ville.

Comment décrire cette mignonette station balnéaire d'à peine 3 km²? Pour la situer géographiquement, sachez pour votre enrichir votre culure personnelle de choses inutiles que la ville se situe à 10km de Montpellier dans l'Hérault, que son code postal est le 34250 et qu'elle compte environ 5400 habitants au dernier recensement de 1999. D'un point de vue moins factuel, à quoi ressemble réellement Palavas? C'est simple, vous prenez des maisons récentes, une plage centrale, un phare en béton de 45m de haut, des restos, des glaciers, des hôtels au look seventies et des familles un peu beaufs et cela vous donne un aperçu honnête.

 
Et que fait-on à Palavas? Et bien exactement ce que vous offre la ville : on dort, on bronze, on mange, on boit du rosé! Et mine de rien, quand on vit à la capitale, dormir après 10h, passer plus de 15mn au soleil, prendre 2h pour manger un plat et payer une misère un pot de vin, c'est quasi du luxe! Après huit mois quasi non-stop de boulot, de métro, de techno et peu de dodo, ces quatre jours dans cette ville un peu beauf ressemblait beaucoup à un petit coin de paradis.
 
Mais cette torpeur quasi estivale ne nous a pas empêché d'aller au coeur de notre aventure! En effet Anne et moi-même et rien que pour vous chers lecteurs, tels des reporters de France3 Régions, nous avons testé les curiosités locales. La première est bien sûr le Phare de la Méditerranée. Outre le fait qu'il surplombe toute la ville, il cumule à la fois les fonctions d'Office de Tourisme, de bar et de restaurant panoramique tournant. Ca a l'air cheap raconté comme ça, mais je vous assure que la bouffe n'est pas dégueulasse et qu'il n'y a pas cinquante esclaves qui mettent en marche le mécanisme... quoique on a payé l'addition, donc ne saura jamais si les restos-baskets moulinent!
 
En bons investigateurs de station balnéaire nous avons mis les pieds dans quasi toutes les boutiques de souvenirs de la ville (en même temps, c'était facile, elles étaient toutes au même endroit, c'est à dire sur le port). On a déniché des accessoires Bob l'Eponge, des serviettes de bain Dora l'Exploratrice, des mugs cigales insupportables, des scooters électriques à 69 euros, bref que du bonheur en barre pour Pierre Bellemarre.
 
Mais la plus grosse surprise locale, c'était bien sûr la boîte de nuit bien nommée le Maxximum (avec deux 'X' s'il vous plaît). Comme la mode s'est arrêtée il y a dix ans à Palavas, on pariait très fort que la musique aussi et on ne s'était pas trompés. Avec un sound system lourdingue, la boîte composée de piliers de comptoir et de goudous nous a fait l'effet d'un bain suédois. Oui, car il faut savoir que Palavas est un peu le paradis des goudous! Pardonnez-moi, amies lesbiennes, mais les goudous locales avaient une certaine tendance à rentrer dans la catégorie 'élevées en plein air'. Sur le parking, trois jeunes filles, débardeur blanc, cheveux courts, un verre de whisky à la main dans leur Jeep, beuglaient toutes bourrées "Où sont les femmeeeeeeees" de Patrick Juvet. Festif, soit, mais un brin too much. Je nous imagine mal avec mes amis sur les Champs-Elysées devant le Queen, parkés en Smart Rose à boire des mimosas en chorégraphiant Mylène Farmer, mais après tout, je suis peut être devenu coincé!
 
Pour terminer ce billet un peu long sur des vacances qu'il faut reconnaître comme sans grandes histoires, je vous laisse méditer sur les mots de notre ami poète Marc Charlan, qui composa ce hit mémorable intitulé "Je me casse à Palavas" : J'prends ma radio, mon rideau, mon paletot, mes grelots, mon sirop, mon micro / Et je me casse à Palavas. / Vivent les journées sans P.V., les matins sans crachin, toutes les nuits sans whisky / Ouais je me casse à Palavas. / Plus de vieux beaux à sabots et de rouquines qui me minent, de croupiers avachis, de vieilles peaux, de paumées, de chaudasses qui pavoisent, de blondasses, de rapaces, de mémés sans monnaie / Et je me casse à Palavas.
Les poètes disent toujours la vérité! ^^

Publié dans Humeur du jour

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