Conseils du Ministère de la Santé

Publié le par Lilian

Suivez les conseils du Ministère de la Santé en ces temps de canicule : flânez dans les supermarchés (ouais bof le rayon surgelés je le connais par coeur), aspergez-vous d'eau sur le visage et les avant-bras sans vous essuyer (sexe!) mais surtout allez au cinéma!
 
Et oui pour ceux qui n'ont pas la chance de se mettre à l'eau, pas évident de trouver un peu de fraîcheur en ville! Du coup l'autre jour petit détour par les salles obscures pour se payer un petit film d'horreur : La Colline a des Yeux. A priori le film a l'air bien fichu, l'histoire est solide, le réalisateur est français et son premier film, Haute Tension était très sadique et maîtrisé... 1h43 plus tard je n'arrive pas à croire ce que j'ai vu : c'est certainement le film d'horreur le plus brillant depuis très longtemps : dégueu et sadique. Ca m'a donné l'idée de faire un petit récap' de mes films d'horreurs préférés et pourquoi pas de vous en faire découvrir un ou deux :
 
 

 

 

L'EXORCISTE (1973)
de William Friedkin
Au coeur de l'Amérique moderne, l'exorcisme de la jeune Regan, par deux prêtres, possédée par une entité qui prétend être le Diable. Bien évidemment, le film a pris quelques rides. Mais côté cinématographie, c'est toujours autant le panard. Le style quasi-documentaire du film est sa véritable force. On est toujours bluffés par la minutie des détails, par la psychologie approfondie des personnages. Un grand moment de terreur et de réflexion sur l'humain.

La scène qui tue : Un crucifix bien planté, des obcénités proférées, une mère entre les cuisses de sa fille... sympa la réunion de famille!

L'instant gore : Le style de Friedkin étant plus de suggérer que de montrer, on retiendra surtout les projections corporelles multiples de Regan (qui étaient sur le tournage un yaourt à la menthe très goutu paraît-il).

Des survivants? Ce n'est pas l'hécatombe mais on peut compter une mort naturelle, deux meurtres et un suicide par défenestration.
 
 

 

 

THE THING (1982)
de John Carpenter
Je crie au scandale à tous ceux qui n'ont pas vu ce film : c'est un chef-d'oeuvre qui a souvent été imité mais jamais égalé. Le film a été inspiré par "The Thing from Another World" un film de 1951 écrit par John W. Campbell. Il raconte l'histoire d'une expédition scientifique en Antarctique qui se retrouve confrontée avec une forme de vie extraterrestre capable d'imiter n'importe quelle forme de vie. La parano s'installe, les fusils se braquent, les tensions s'élèvent et le spectateur n'en peut plus sur son fauteuil.

La scène qui tue : Le test. Souvent copié mais encore jamais égalé! MacReady (interprété par Kurt Russell) décide de prélever un échantillon du sang des survivants : il le place sur des plaquettes avec leurs noms et applique un fil électrique chauffé à blanc à l'échantillon. Sa théorie est la suivante : comme la chose doit survivre à tout prix, chacune de ses cellules se défendra et une réaction apparaîtra. La séquence est brillamment filmée et le retournement de situation fait bondir de son fauteuil à chaque fois. La réplique finale, hilarante, est attribuée au personnage de Donald Moffat, Garry, qui veut à tout prix être libéré du "putain de fauteuil" où il est ligoté. Une séquence culte.

L'instant gore : Le massage cardiaque d'un des personnage se transforme en boucherie : le médecin traverse le thorax qui se referme sur ses mains qui sont arrachées. La chose est terminée au lance-flammes, mais la tête se détache et se transforme en araignée géante et s'éclipse discrètement avant de terminer en barbecue elle aussi. Bon appétit!

Des survivants? Deux personnages trinquent à la fin du film, mais par -80°C dehors, il ne fait pas bon vivre!
 
 

 

 

28 JOURS PLUS TARD (2002)
de Danny Boyle
 
Jim, un jeune coursier se réveille à l'hôpital après avoir été dans le coma à cause d'un accident de voiture au cours d'une livraison. Il se rend compte que l'hôpital est déserté, que Londres est dévasté et que des zombies rôdent. En 28 jours, un virus a transformé la majorité de la population en zombie. Et ceux-là, ils courent vite! Un film nerveux, tourné en numérique et qui rend hommage à la trilogie de Romero.
 
La scène qui tue : Le centre-ville de Londres, ravagé, avec des avis de recherche placardés partout. Un goût d'Apocalypse qui prend aux tripes.
 
L'instant gore : Jim devient ultra-violent et tue non pas un zombie, mais un des militaires du château où ils sont enfermés. L'ennemi n'est pas celui qu'on croit.
 
Des survivants? La petite équipée compte un membre en moins lors de la séquence finale, mais les choses se terminent relativement bien, ce qui laisse le film sur une note positive agréable.
 
 

 

 

L'ARMEE DES MORTS (2004)
De Zack Snyder
L'original de Romero, Dawn of the dead a été tourné en 1978. Il décriait la société de consommation avec une ironie rare. Le remake reprend quasi les mêmes personnages mais électrise littéralement les séquences horrifiques. C'est bien évidemment un film de zombies : une jeune infirmière, Anna, se réveille dans un monde qui sent l'Apocalypse. Sa fille est particulièrement de mauvais poil... C'est le début d'une longue errance qui se termine dans un centre commercial, cloîtrée avec d'autres survivants.
 
La scène qui tue : La séquence d'ouverture est relativement choc et maline : c'est la fille d'Anna qui ouvre le bal des horreurs. On peut aussi Voir le quartier résidentiel bien propret dans le chaos le plus complet. La poursuite en voiture qui s'ensuit est éprouvante et donne le ton du film.

L'instant gore : Il y en a beaucoup, je garde en mémoire une expédition en bus avec tronçonneuse qui se retourne contre son utilisateur!
Des survivants? La séquence finale promet un monde nouveau. Arrêtez-vous là si vous voulez garder cette belle image en tête. Pour les autres, laissez défiler le générique, vous ne serez pas déçus!
 
 

 

 

THE DESCENT (2005)
De Neil Marshall

Un film d'horreur original : ni remake ni hommage ni inspiration libre! Six amies décident de partir en expédition dans une caverne, afin de consolider leur amitié et d'oublier un tragique accident qui a frappé l'une d'elles. En bas, c'est déjà moche de devoir crapahuter dans une caverne dangereuse, mais si en plus des créatures albinos cannibales les attaquent, c'est la cata! Et comme dans le loft, on hésite pas à cracher sur sa camarade dès qu'elle a le dos tourné!

La scène qui tue : Une idée visuelle formidable qui fout les jetons comme pas possible : avec une caméra, une des filles se repère dans la caverne et un monstre surgit de nulle part. Bonds de trois mètres dans la salle et accidents cardiaques.

L'instant gore : La mini Michelle Rodriguez du groupe, un poil nerveuse, vexe une de ses copines en la prenant pour un monstre. Le problème, c'est qu'elle la prend avec un piolet.

Des survivants? Une. Encore que...
 
 

 

 

LA COLLINE A DES YEUX (2006)
De Alexandre Aja et Grégory Levasseur
 
Un remake du classique de Wes Craven sorti en 1977. Une famille américaine typique tombe en panne dans le désert du Nouveau-Mexique et se retrouve confronté à la population locale. Vous trouvez les gens de la Losère arriérés? Vous les couvrirez d'éloges après avoir vu le film. Plus sérieusement, ce remake est l'un des pires films d'horreurs que j'ai pu voir au cinéma. Non seulement il est intelligent, bien filmé, mais il est sacrément gore et sadique. Mais où vont-ils chercher tout ça?
 
La scène qui tue : La séquence de l'attaque de la caravane est ce que j'ai vu de plus choquant au cinéma : un viol à peine masqué avec en parallèle un allaitement forcé et une menace sur un nourrisson. A la limite du supportable et pourtant brillament mis en scène.
 
L'instant gore : Oula. Alexandre Aja a une certaine faiblesse pour les giclées de sang en veux-tu en voilà. Ah si quand même, le réveil de Doug dans un congélateur rempli de viande plus très fraîche. Pour visualiser, imaginez la séquence de Kill Bill 2 où B. est coincée dans son cercueil. Rajoutez des membres humains. Voilà.
 
Des survivants? Quatre. Encore que...
 
Bon, si vous n'êtes pas fan d'hémoglobine pour cet été, vous pouvez toujours aller voir Superman Returns. Un mannequin benêt en collant bleu qui vole c'est sympa aussi ;-)
 

Publié dans Cinéma

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